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Masque Mblo Baoulé

Catalogue

Notre sélection de pièces d'art tribal africain authentiques comprenant des masques, des statues et de nombreux autres objets liés aux cultes des tribus de différents groupes ethniques à travers l’Afrique. Achetez dans notre galerie des objets d’art africain pour compléter votre collection.

Masque Mblo Baoulé

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Masque Mblo Baoulé

445.00

Masque Mblo, Baoulé, Côte d'Ivoire
Provenance : collection particulière d'art africain, France
Datation estimée : circa 1940-50
Dimensions : 41 x 17 cm
Poids : 1.1 kg
Matériau : bois
Socle : non inclus

Les masques Mblo représentent un individu en particulier et étaient portés lors danses de divertissement. Forte d'une esthétique parmi les plus raffinées, le corpus de l'art baoulé a décliné une large quantité de masques différents. Celui-ci présente la particularité d'être doté d'une coiffe subdivisée en plusieurs chignons au ciselage exceptionnellement fin. Le faciès est quant à lui typique puisque la fine arête du nez allongé prend sa source dans des arcades sourcilières en arcs de cercle. On observe la présence de fines scarifications géométriques sur les joues et le front.
Cette pièce est dotée d'une belle patine sombre profonde. La patine interne est quant à elle couleur marron.
On retrouve également un élément récurrent sur les masques baoulé, un crénelage sur le pourtour. Ce dernier a été légèrement endommagé par endroits suite au temps et à l'usage, détail que les collectionneurs de belles pièces apprécieront.

Le masque féminin baoulé n'apparaît jamais seul. Il est toujours accompagné de masques animaliers ou humains. Ils dansent après les récoltes, à l'occasion des "Festivals du Mérite", des funérailles, pour commémorer les ancêtres, mais le plus souvent pour honorer des visiteurs de marque.
Le "plastron" plus clair servait à fixer les étoffes du costume.

Fait peu fréquent dans les cultures africaines, la société baoulé était extrêmement égalitaire et ne s'organisait pas, contrairement à bien d'autres, selon une hiérarchie stricte et verticales de pontes politiques ou de sociétés secrètes influentes.

Pièce fournie avec certificat d'authenticité Galerie L&Z Arts.

VENDU

Les Baoulé dans l'art tribal africain

Les Baoulé vivent au centre de la Côte d'Ivoire, dans une zone de quelques 20 000 kilomètres carrés dont la forme rappelle un triangle. Ce territoire est bordé à l'est par la rivière Nzi et à l'ouest par le fleuve Bandama. Le village de Tiassalé en est la pointe méridionale. Le Bandama divise géographiquement et linguistiquement la Côte d'Ivoire en deux zones culturelles : les langues parlées à l'est appartiennent à la famille Kwa (Tano ou Akan), tandis qu'elles sont Mandé à l'ouest. Cette zone assez plane est constituée d'une savane boisée irriguée par de nombreux affluents de la Nzi et du Bandama. Elle fait la transition entre la forêt tropicale du sud et les plaines fertiles du nord, sa situation reflétant la mixité de sa faune qui comprend buffles, crocodiles, antilopes, hyènes... et singes.
Cette région est depuis longtemps un creuset culturel. La littérature scientifique définit comme proto-Baule ses habitants originels, constitués essentiellement de populations Mandé du sud.
Dès le XVème siècle, un grand nombre de petits groupes d'origine Akan en quête de gibier, de terres arables et de gisements d'or inexploités émigrèrent du Ghana vers l'ouest jusqu'au territoire baule actuel, où ils se sont mêlés aux proto-Baule. L'un de ces groupes de migrants était les Agni, qui se révélèrent meilleurs commerçants que la population locale et ne tardèrent pas à dominer les échanges dans la région. Un commerce est-ouest intense se développa : l'or, l'ivoire, les tissus et les esclaves étaient échangés contre les armes et les munitions des Akan. Bientôt, les Akan imposèrent leur autorité sur les proto-Baule, moins armés et politiquement divisés.
La combinaison de conquêtes militaires et de formes plus subtiles d'expansion culturelle comme les mariages mixtes permirent aux immigrants akan de s'assurer le contrôle économique et politique de la région. Les indigènes s'enfuirent et furent absorbés par les nouveaux arrivants. 

L'énorme influence akan sur la région a été attribuée a posteriori à une conquête armée de grande ampleur menée par Abla Poku et son successeur Akwa Boni au milieu du XVIIIème siècle. Ce mythe fut créé par les clans warebo, d'origine akan, pour justifier leur ascendant sur la population indigène.
La culture baoulé inclut certains éléments akan : l'orfèvrerie, les prestigieux objets dorés et les formes et fonctions de certains sièges attestent d'une influence orientale. Toutefois, d'autres traditions, telles que les sculptures en bois, les systèmes de divination et l'organisation sociale, ne sont pas akan mais partagent des coutumes des groupes de langue Mandé vivant en Côté d'Ivoire. Contrairement aux Akan, les Baoulé n'avaient pas d'institutions politiques régionales, et moins encore un Etat centralisé.