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Tabouret Kisumbi Lega

Catalogue

Notre sélection de pièces d'art tribal africain authentiques comprenant des masques, des statues et de nombreux autres objets liés aux cultes des tribus de différents groupes ethniques à travers l’Afrique. Achetez dans notre galerie des objets d’art africain pour compléter votre collection.

Tabouret Kisumbi Lega

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Tabouret Kisumbi Lega

695.00 790.00

Tabouret Kisumbi, Lega, R. D. Congo
Provenance : collection particulière d'art africain, Belgique
Datation estimée : circa 1960
Dimensions : 27 x 23 cm
Poids : 1,9 kg
Matériau : bois

Les Lega utilisent une profusion de tabourets et de dossiers, mais confèrent une symbolique à un seul type de tabouret : le kisumbi. Celui-ci est constitué d'une assise circulaire concave et d'une base convexe reliées entre elles par des personnages cariatidiques stylisés.
Tous les initiés du grade du Yananio possèdent un tabouret de ce type en signe de leur haut rang. Ils le gardent toute leur vie, puis le transmettent à leur successeur au moment de leur mort. Le lien conceptuel entre le tabouret et les figurines janiformes indique aux initiés que, en tant que chefs, ils doivent se tenir au courant de tout ce qui se passe dans la communauté.

Pièce fournie avec certificat d'authenticité Galerie L&Z Arts.

AJOUTER AU PANIER

Les Lega dans l'art tribal africain

D'abord nommés Warega par les premiers Européens, les cent mille Lega ont souvent été confondus avec les Bembe dont ils sont proches. Ils vivent en forêt vierge, dans la partie est du Zaïre, entre les grands lacs et la rivière Lualaba. Dès 1869, cette région fut bouleversée par les raids systématiques organisés pour le commerce des esclaves et le trafic de l'ivoire. Venant du nord-est, les Arabes durent les combattre violemment pour installer leurs comptoirs commerciaux à la périphérie du territoire lega.
Leurs principales ressources étaient la pêche, la récolte de plantes et la chasse, en particulier de l'éléphant et de quelques animaux, consommés comme mets sacrés, lors des grands repas rituels. Les villages placés au sommet d'une colline et constitués de deux rangées de huttes étaient entourés d'une palissade. Une grand hutte ovale servait de maison des hommes. Souvent appelés à vivre à l'extérieur, les hommes construisaient dans la forêt, des camps où étaient accueillis les futurs circoncis. 
L'aîné du clan détenait l'autorité et le chef du village, kibuti, devait appartenir au lignage fondateur et au rang le plus élevé du bwami, le kindi. Le chef était assisté d'un conseiller, le maître de la terre qui était l'arbitre de toute querelle.
L'association bwami réglait toute la vie sociale et politique des Lega. Divisée en quatre ou sept grades selon les régions, elle requérait des emblèmes (dents, cornes...). Franchir un échelon nécessitait une série d'initiations, des présents et des paiements réglés par le lignage et signifiait que l'on avait atteint une certaine sagesse et acquis une morale individuelle. Les grandes cérémonies organisées pour l'accession au grade le plus élevé exigeaient la construction de villages entiers pour héberger le clan et l'impétrant et les membres des autres clans qui venaient souvent de très loin pour participer aux fêtes. Les Lega conservaient les crânes des initiés les plus gradés dans une case spéciale et ne pratiquaient pas de culte envers les esprits de la nature comme leurs voisins les Bembe.
La circoncision était une étape indispensable qui permettait l'entrée dans le bwami. Elle était accompagnée d'un enseignement de proverbes et de manipulations d'objets dotés d'une signification morale et pratique. La cérémonie de l'accession au kindi se marquait par le dévoilement du "panier du pouvoir" qui contenait insigne, cuillères et statuettes.
De grands masques appartenait au clan concerné qui les peignait en pembe blanc à chaque sortie. La fête s'accompagnait de représentations dramatiques avant chants, danses et récitations de proverbes.
Les Lega jugent la qualité de leurs sculptures en fonction de leur efficacité, fait assez rare en Afrique noire où la plupart des ethnies estiment l'oeuvre indépendamment de son usage. 
Les deux grades le plus élevés du bwami ont des statuettes en ivoire ou en corne d'éléphant. De petite taille, elles peuvent illustrer un proverbe particulier ou faire allusion à un évènement précis. Ainsi, une statuette à plusieurs visages le don de longue vue, elle représente le chasseur d'éléphant qui simultanément le voit et regarde derrière lui pour appeler à l'aide ; un bras levé figure la lamentation que suscite la sorcellerie, mais aussi plus simplement l'arbitrage des querelles ; une figure en zigzag représente un homme qui court et repart en arrière. Les objets courbés illustrent des aphorismes : "Le jeune doit prendre soin du vieux qui ploie sous les charges magiques."
Les Lega sont spécialistes de la fabrication d'insignes de toutes formes : ainsi les visages concaves en forme de coeur qui présentent une bouche délicate, un menton pointu et des yeux en forme de cauris ou de points sur un cercle. Certains ont une force étonnante tandis que d'autres ont un aspect plus naïf. De petits masques sont portés sur le bras ou gardés dans un panier. Le bwami n'étant pas une société secrète, chacun indique son rang par un insigne, le plus populaire étant le chapeau de cauris qui se termine par une petite queue. Lors d'une nouvelle initiation, les grands initiés sortent les ivoires de leur sac, les installent et les frottent avec de l'huile, ce qui leur donne une belle patine dorée et chaude.
Le Lega ont produit une grande quantité de sculptures dont le niveau est très variable. L'abstraction de leur style les relie aux Bembe et aux Mbole.