Archive Art Africain
Statue Teke
Statue Teke
Statue, Teke, R. D. Congo
Provenance :
Récoltée entre 1924 et 1933 par Robert Lehuard
Collection Sophie & Claude Lehuard, Versailles, France (2017)
Exposition "Hommage à R., C. et Raoul Lehuard. Batéké: la Collection Claude Lehuard", Parcours des Mondes 2017, Saint-Germain-des-Prés (Galerie Abla et Alain Lecomte).
Datation estimée : début XXe siècle
Hauteur : 27 cm
Matériau : bois
Cette statue Teke jouit d’une provenance prestigieuse, elle fut collectée entre 1924 et 1933 par robert Lehuard et faisait partie intégrante de la collection de Raoul Lehuard, figure incontestée de l’art Teke.
Elle arbore une position hiératique, L’on perçoit la cavité au centre de l’abdomen ayant contenu une charge magique et les restes de matières composites perceptibles témoignent de son usage rituel. La coiffure à crête médiane longitudinale appelée «mupani» est l’une des coiffures distinguant chefs et notables, arrangement capillaires censés suggérer la sagesse et la dignité, à l’image de la barbe. La bouche toujours proéminente chez les Teke, souligne l’importance de la parole, et spécialement la force de celle du chef à la fin d’une palabre. Certains fétiches devaient favoriser la chasse, d’autres intervenaient dans des rites thérapeutiques, protecteurs ou encore de vengeance. La fonction de l’œuvre dépend de la nature des ingrédients contenus dans le réceptacle et des autres accessoires utilisés lors des rituels. L’on qualifie souvent l’art africain d’ »art frontal», et les statuettes Teke sont effectivement conçues pour être vue de face dans le cadre de leur utilisation rituelle.
Chez les Teke, les individus pouvant se prévaloir d’un certain statut de chef suprême, guerrier redoutable, chasseur et guérisseur réputés se voyaient attribuer à leur mort une figure anthropomorphe, munie d’un reliquaire ou non. La consécration d’une statuette suivait une procédure rituelle précise consistant pour l’essentiel en la préparation de médecines symboliques, au terme de laquelle l’esprit pouvait y demeurer.




































Statue, Teke, République démocratique du Congo
Provenance :
Collection privée, Belgique
Gregory Verdonck, Bruxelles, Belgique
Exhibition BRUNEAF 2016, Schiller Art Gallery
Collection privée majeure, Art Teke, France
Datation estimée : Fin XIXe - Début XXe siècle
Hauteur : 33 cm
Matériau : bois
Cette puissante et raffinée sculpture posant fermement sur des jambes semi-fléchies exprime à merveille la variété et l’invention sculpturale de l’art Teke. La variation des formes est particulièrement séduisante sur celle-ci. À la dimension appréciable répond parfaitement la puissance des volumes anguleux, la remarquable qualité de l’œuvre, permet de la contempler admirablement sous différents profils.
La bouche proéminente chez les Teke, souligne l’importance de la parole, et spécialement la force de celle du chef à la fin d’une palabre. La barbe suggère quant à elle la sagesse et la dignité. Le visage finement strié est caractéristique de ces pièces.
Certains fétiches devaient favoriser la chasse, d’autres intervenaient dans des rites thérapeutiques, protecteurs ou encore de vengeance. L’on qualifie souvent l’art africain d’art frontal, de base, les statuettes Teke sont effectivement conçues pour être vues de face dans le cadre de leurs utilisations rituelles.
L’on perçoit également au niveau du centre de l’abdomen qu’il y a eu la présence d’une charge magique. Chez les Teke, les individus pouvant se prévaloir d’un certain statut — chef de clans, guerrier redoutable, chasseur et guérisseur réputés — se voyaient attribuer à leur mort une figure anthropomorphe munie d’un reliquaire ou non. La consécration d’une statuette suivait une procédure rituelle précise — consistant pour l’essentiel en la préparation de médecines symboliques — au terme de laquelle l’esprit pouvait y demeurer.