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Nos articles de blog consacrés à des événéments et des lieux liés de près ou de loin au domaine de l’art tribal africain.

Tribal Art Oostende : exposition d'art africain en Belgique

Administrateur Administrateur

De l’art tribal africain à la côte belge : un projet collaboratif

Au travers de ce billet de blog nous vous proposons une petite synthèse de l’exposition d’art tribal africain Tribal Art Oostende qui se tient en ce moment, sans surprise, à Ostende, l’une des principales villes touristiques belges.

Masque Mumuye ex Merton Simpson suscitant de l’intérêt

C’est au cœur de la ville, dans la Galerie Papillon située à deux pas du casino qu’L&Z Arts a posé ses valises pour quelques semaines.
Nous tenons à remercier le propriétaire des lieux, Jacques Lanoye qui a accueilli chaleureusement notre projet collaboratif ainsi que le Musée International du Masque dont la direction, Clémence Mathieu et Giuseppe Di Stazio, ainsi que ses artisans, Olivier Desart et son équipe accompagné de Benoît Gineste, ont œuvré avec dynamisme et initiative dans la mise en place de la première édition de cet événement dont on peut d’ores et déjà conclure qu’il est une réussite compte tenu de l’affluence des visiteurs, simples curieux ou collectionneurs invétérés.

Assemblage des supports conçus et réalisés par l’équipe du musée

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Galeristes, collectionneurs, Musée : les participants

Au programme, des masques, statues et autres objets sélectionnés avec soin par le commissaire de l’exposition, Dimitri André, historien africaniste, expert en arts premiers africains.
Cet ensemble d’objets africains provient donc pour partie des réserves du musée que nous vous proposions de découvrir par un autre article précédemment, et d’autre part, de collections privées et de marchands.

Dimitri André, Jean-Marie Delers

Par ce choix de pièces, M. André a souhaité faire découvrir au public autant que possible la richesse des styles et des ethnies répartis dans l’immensité du continent africain et ce au travers d’objets authentiques de haute qualité, parfois dotés de pedigrees impressionnants. Pour n’en citer que quelques uns, un masque Wongo Pende, ex Dartevelle, ex Scheller ; un remarquable Waja Yoke Mumuye ex Merton Simpson, USA, un réceptacle Ile Ori Yoruba ex Guisson, ainsi que la pièce phare de l’exposition, l’incontournable figurine féminine Kongo.

Stéphane Loiseau

Ont également mis du cœur à l’ouvrage dans la réussite de l’événement, Jean-Marie Delers et Vincent Kleinekorte à titre particulier mais non moins passionnés par l’art tribal depuis des années.
Le visiteur retrouvera somme toute des pièces provenant d’un spécialiste du Mali et plus spécifiquement de l’art Dogon, Jan Baptist Bedaux, anciennement professeur d’histoire de l’art à l’université d’Amsterdam ; d’un spécialiste incontournable dans les arts du Cameroun, Martial Bronsin ; de Jos Humblet spécialisé en objets du Nigéria, ainsi que des pièces prêtées par Johan Baudart, artiste belge contemporain ; et enfin de nombreuses pièces présentes sur le catalogue du site L&Z Arts ainsi que des objets exclusifs, le tout encerclé par les toiles du peintre bruxellois Pierre Thoma.

Ci-dessous, découvrez l’exposition et le vernissage en images. Pour la visiter, vous avez jusqu’au samedi 11 mai inclus.
Adresse : Galerie Papillon, Madridstraat 2, Oostende.

Tribal Art Magazine - Exposition “Masques” du quai Branly - “Masques du monde” MUM - MusAfrica Namur

MASQUES : des joyaux du musée du quai Branly - Jacques Chirac exposés à la Cité Miroir à Liège

Administrateur Administrateur

Des masques africains… entre autres

Faisant suite à Barheïn, Pékin et Tokyo, Liège accueille cette année à la Cité Miroir l’exposition MASQUES du musée quai Branly - Jacques Chirac, composée de plus de 80 masques issus des cinq coins du monde.
L&Z Arts vous livre un petit compte-rendu des trésors que vous pourrez y découvrir jusqu’au 20 juillet.

C’est au cœur de la remarquable structure des anciens Bains et Thermes de la Sauvenière à Liège qu’est venue s’installer l’exposition itinérante MASQUES mise sur pieds par le quai Branly. Dans un espace clos, à la lumière tamisée préservant l’intégrité des œuvres parfois vieilles de deux siècles, le visiteur est encerclé par des rondeaux de masques répartis selon les régions. Une ambiance sonore accompagne ces objets rituels en vue de les contextualiser.

De l’universalité du masque

Une exposition comme celle-ci permet au visiteur, novice ou expert, de (re)découvrir la richesse et les variations stylistiques du masque à travers le monde, mais elle offre aussi à tout un chacun l’opportunité d’une étude comparative sur l’usage et la signification du masque selon les cultures et, dirais-je même, à l’intérieur de chaque culture, selon les groupes ethniques où les rites peuvent fortement varier sur de petites distances. Si l’on peut facilement identifier de grandes différences de styles et d’usages, force est de constater néanmoins que, malgré les distances, l’Homme reste Homme, et partout, son espace civilisé traditionnel s’oppose au monde sauvage habité par les esprits. Dès lors, certaines thématiques transcendent les océans et les continents pour se traduire de façon remarquablement similaire dans deux villages séparés par des milliers de kilomètres.

Comme le disait Samuël Glotz (fondateur du Musée du masque, Binche), on ne peut qu’être frappés par l’extension spatiale et diachronique du masque : toute l’humanité porte ou a porté le masque. Cet accessoire sans destination utile est plus répandu que l’arc ou la charrue. Si des civilisations ont prospéré tout en ignorant des objets élémentaires tels que la roue, elles connaissent le masque.
Cette universalité dans l’espace se double d’une autre universalité dans le temps. Le masque apparaît en effet dans les peintures rupestres du paléolithique, à l’aube de l’humanité, pour être finalement encore porté de nos jours un peu partout dans le monde.

Il n’est pas d’outil, d’invention, de croyance, de coutume ou d’institution qui fasse l’unité de l’humanité, du moins qui la fasse au même degré que le port du masque ne l’accomplit et ne la manifeste.
— Roger Caillois, Les Jeux et les Hommes, 1958

Dans beaucoup de peuples à la civilisation traditionnelle, dont le mode de vie n’a pas encore ruiné les coutumes, ce caractère rituel est très manifeste. Afrique, Océanie, Asie, Amériques ; agriculture, justice, initiation, funérailles,… nombreux sont les occasions et lieux d’apparition du masque.

Le masque en Afrique

Masques de course Dan (Côte d’Ivoire) au faciès concave et aux grands yeux béants, masque de justice Kifwebe Songye (R. D. Congo) de la confrérie Bukushi, masque de rituel agraire représentant l’antilope Ci Wara, etc, autant d’objets aux formes et usages extrêmement variés.
Notons aussi la présence d’un masque casque Sowo (ou Nowo) des Mende en Sierra Leone, porté exclusivement par les femmes de la confrérie féminine du Sande ou Bundu, un cas unique en Afrique subsaharienne. La sélection de masques africains témoigne somme toute de l’extrême diversité des formes qui se manifeste dans l’art de sculpter des masques.
Médiateur, le masque intervient pour rétablir le lien rompu entre l’univers indompté de la forêt et l’espace humanisé du village. Il souligne aussi le passage de l’état de non-initié à celui d’initié.

Le masque africain est une passerelle métaphorique qui relie nature et culture.

Peut-être davantage qu’ailleurs, une dimension de mystère entoure les masques sur le continent africain. En raison de l’étrangeté de leurs formes et de leurs dimensions parfois imposantes, les masques font forte impression. Cette part de mystère s’illustre également dans le fait que, si les hommes disposent du bagage initiatique suffisant pour appréhender le sens profond des danses masquées, pour les femmes et les enfants, la méconnaissance de la préparation rituelle renforce encore cette notion d’apparition sacrée.

Le masque en Asie

Avant d’être repris par le théâtre et la danse, la fonction de ces masques dont la plupart, à l’origine au moins, étaient liés à des rituels religieux, est de montrer sous leur aspect visible des êtres surnaturels divinités, démons, animaux fantastiques. Des sujets pas si éloignés des représentations d’autres continents donc. Et comme les statues dans les temples, ils sont des objets sacrés car en eux repose la puissance des esprits qu’ils représentent. Le visiteur pourra observer des pièces provenant du Japon et de Chine mais aussi de pays plus discrets tels que le Nepal, le Vietnam, le Sri Lanka.

Le masque en Océanie

Les masques d’Océanie apparaissent lors des cérémonies dédiées aux morts et aux ancêtres fondateurs du clan. Ils sont aussi destinés à accompagner les rituels d’initiation des adolescents ou encore à invoquer les esprits de la nature et de la fertilité.
Les peuples d’Océanie puisent dans la nature les éléments qui composent leurs masques aussi beaux qu’inquiétants. Selon leur conception du monde, un même fluide vital anime les hommes, les animaux et les végétaux, ainsi étroitement liés les uns aux autres, comme des frères. Leurs masques ont de petites faces attendrissantes, placées sur les plus beaux ignames (sorte de grosse racine comestible) ou des yeux démesurés, des nez crochus, des formes extravagantes et, grâce à de hautes armatures, atteignent parfois plusieurs mètres de haut…
Indonésie, Papouasie, Malaisie, Mélanésie, Micronésie : une immense région composée de dizaines de milliers d’îles à la fois isolées et liées culturellement qui ont décliné leurs propres conceptions artistiques.

Le masque dans les Amériques

On aborde ici les masques d’Amériques centrale et latine ainsi que ceux des grandes contrées septentrionales du Nord du Pacifique et du Grand Nord, depuis l’Alaska jusqu’au Groenland, autour du thème de la parodie.
Dans le Nord, le masque, support de rêve et auxiliaire du shaman, joue un rôle catalyseur. Son apparition vise à dédramatiser l’autorité intimidante du shaman et l’intervention du sacré.
Plus au sud, dans les mascarades et carnavals, les fonctions de mime et de parodie du masque se prolongent dans la diablada bolivienne ou les masques tzotzil du Chiapas. Cette conception s’inscrit dans une démarche syncrétique, où traditions européennes et réminiscences de fêtes indiennes masquées se combinent pour réinterpréter cycliquement des événements historiques ou des faits marquants de la vie sociale.

C’est toujours avec un grand plaisir que nous partageons avec vous, par le biais de ce blog, nos visites. Je ne peux donc que vous encourager à vous rendre sur place pour découvrir et profiter pleinement de cette sélection d’œuvres.
Envie de prolonger cette expérience émotionnelle et culturelle ?
Rendez-vous à la côte belge pour la première exposition d’art tribal organisée par L&Z Arts à Ostende.
Venez vous émerveiller de pièces authentiques et nous rencontrer lors du vernissage :

Sainsbury African Galleries au British Museum : Noël dans l'art africain au coeur de Londres

Etienne Z

Superbe perspective nocturne de la ville de Londres, en particulier Tower Bridge depuis le sommet du Shard

L’art tribal africain au British Museum, Londres

Dans la continuité de nos visites au Musée africain de Namur et au Musée International du Masque de Binche, je faisais, à l’occasion de Noël, une petite visite du fameux British Museum de Londres pour notre Galerie L&Z Arts. De quoi vous ramener quelques images et un récapitulatif de ce qu’on trouve au sous-sol, plus précisément dans la galerie Sainsbury dédiée à l’art tribal africain dans laquelle le visiteur, en l’occurence moi, sera émerveillé par la vie culturelle d’Afrique, à la fois passée et présente.
On y trouve de nombreuses pièces d’art primitif provenant de divers groupes ethniques à travers le continent au cours des siècles : des objets du quotidien comme des pièces d’exception.
Le British Museum possède pas moins de 73 000 objets d’art premier africain (statues, masques, bronzes et céramiques confondues) dont une infime partie seulement est exposée. En regard de ces objets d’intérêts ethnographique et historique, on découvre aussi les travaux d’artistes contemporains renommés inspirés par l’art primitif africain.

L’entrée de la galerie d’art africain “Sainsbury”.

Figures des Luba, Dogon, Baoulé,…

La première salle nous plonge immédiatement dans le coeur du sujet ; les amoureux du Congo en seront ravis puisqu’on y observe des pièces Luba comme ce fameux siège à caryatide dans le style du Maître de Buli, si expressif, trônant à côté d’une statue féminine à la patine noire encore suintante d’huile. On notera la présence de pièces plus petites telles que des appuie-nuques figuratifs d’une finesse remarquable dont les personnages caryatidiques arborent la coiffe si particulière du(es) maître(s) de la coiffure en cascade.
À proximité, une modeste figure aux bras levés et à l’épaisse patine croûteuse datant du 14ème siècle représentant probablement un nommo (ancêtre mythologique) attribuée par les Dogon à un peuple les ayant précédés dans la région des falaises de Bandiagara au Mali : les Tellem. Ces pièces ancestrales bien souvent sorties de leur contexte ont rendu leur étude difficile. Elles sont néanmoins attribuées au culte de la pluie ou étaient inhumées avec leur propriétaire. Enfin, discrètement perchée sur son socle, une magnifique statue féminine Bambara dont le tronc est couvert de scarifications, apparemment liée au culte des ancêtres et à la fécondité.

Des couteaux en fer aux pots en terre

D’autres pièces viennent compléter cette sélection, dont deux statues royales des Kuba-Bushoong de type Ndop, l’une dans la première salle et l’autre dans la seconde. Pour rappel, les rois Kuba étaient parfois commémorés au travers de figures qui, bien que n’étant pas à proprement parler des portraits, présentaient des caractéristiques et éléments spécifiques au roi qu’elles représentaient et devaient par ailleurs contenir leur esprit.
Dans cette seconde salle, on découvre également une riche collection de “couteaux de jet” aux formes plus complexes les unes que les autres ainsi qu’un ensemble de boucliers. Le terme “couteaux de jet” fût inventé par les ethnologues afin de classer une large gamme d’objets ne pouvant être décrits comme des haches, des lances ou des épées et dont certains étaient destinés à être lancés. On retrouve ces fameux couteaux dans une vaste région de l’Afrique, des plaines du Sahara jusqu’aux denses forêts bordant le fleuve Congo.
Dans la suite logique, quelques outils de forgeron sont exposés. Mais n’oublions pas de mentionner les figures colorées igbo ainsi que plusieurs figures de reliquaires Kota, dont une janiforme.
Un grand espace est également dédié à la poterie et aux céramiques, parfois antiques, qui servaient des desseins tantôt usuels, tantôt rituels mais témoignent toutes d’une maîtrise technique et d’un souci stylistique évidents.

Quelques masques africains de plus

Avant d’atteindre le clou du spectacle, à savoir la dernière salle, on s’arrêtera quelques instants pour jeter un oeil attentif à une sélection de masques dont l’imposant Nimba des Baga, présenté ici avec son épaisse coiffe de raphia ; ainsi qu’à des masques striés du culte Kifwebe des Songye dont un exemplaire à l’allure tout à fait particulière, bien loin des canons stylistiques habituellement rencontrés. Un Mbap mteng est aussi exposé, long masque couvert de coquillages représentant l’éléphant chez les peuplades du Grassland au Cameroun.
Quelques pièces en ivoire viennent compléter la longue vitrine : des statuettes Lega liées au culte du Bwami, et des masquettes-amulettes protectrices Ikhokhoo des Pende portées autour du cou par les garçons nouvellement initiés et représentant les masques qu’ils seront destinés à porter ultérieurement.
Notons enfin la présence d’autres masques des groupes Dan, Bron, Senoufo, Mende,… Une imposante porte Yoruba décorée de nombreux personnages colorés ainsi qu’un panneau ancestral Kalabari sont exposés sur les murs.

L’exceptionnelle collection de bronzes et ivoires du royaume de Bénin

La dernière salle nous ouvre les portes du royaume de Bénin au travers d’une collection unique de diverses pièces en bronze, ivoire et corail : plaques figuratives, têtes, masques, cavaliers, léopards etc sont au rendez-vous.

L’un des quatre masques pectoraux. Ivoire, fer, cuivre. H. 22.5cm

La collection de pièces du Bénin présente au British Museum est l’une des plus célèbres au monde. On peut la subdiviser en deux groupes distincts : d’une part les ivoires et bronzes du palais royal façonnés par les artistes de la cour comme objets régaliens. D’autre part, les objets en ivoire taillés expressément comme objets souvenirs destinés aux premiers Européens à être entrés en contact avec l’Afrique de l’ouest.
Selon N. MacGregor, directeur du musée, les bronzes de Bénin ont toujours eu une portée politique, exprimant initialement l’hégémonie et la domination de la royauté sur le monde extérieur.
Alors que les pièces en bronze exposées ont été acquises par le British Museum de différentes manières au fil du temps (dons, legs, achats), toutes proviennent, à l’origine, de la mise à sac du palais royal par l’expédition punitive lancée par les forces britanniques en 1897 à la suite du massacre d’une délégation diplomatique la même année.
Indépendamment de la question très actuelle de la légitimité et du rapatriement des pièces acquises, je vous invite à découvrir ces pièces en gardant à l’esprit la richesse culturelle et historique qu’elles représentent.

Ci-dessous, les plaques du palais, chacune étant unique, figurant tantôt des soldats, des dignitaires ou des colons portugais armés de leur fusil. Ces plaques ornaient les piliers du palais. Chaque détail a fait, et fait encore de nos jours, l’objet d’études approfondies. Ces pièces inestimables d’un point de vue artistique constituent également de fabuleux témoignages historiques.
Les représentations de cavaliers sont quand à elles connues pour avoir été exposées sur des autels royaux. Les connaissances actuelles à leur sujet laissent encore cependant une bonne place au doute quant à leur identification. Les avis divergent donc sur leur signification.
Les forgerons edo ont fait la part belle aux représentations de léopard, qu’il s’agisse de masques ou de figures complètes, animal mythologique dans l’histoire du royaume, ainsi qu’aux têtes coulées à l’effigie de rois et de reines et à d’autres objets tels que les épées cérémonielles eben.

Art traditionnel et art contemporain

Revenons, pour terminer, sur l’aspect scénographique du British Museum. Si l’on peut regretter la mise en valeur — et surtout l’éclairage ! — relativement pauvre des objets exposés qui ne m’a définitivement pas aidé dans ce reportage photographique, on notera que des espaces ont été dédiés d’une part à des artistes africains contemporains ainsi qu’à des oeuvres inspirées par l’art tribal.
Ainsi, une toile à l’allure warholienne de l’artiste du Botswana Ann Gollifer, dans laquelle Marylin Monroe est remplacée par une déclinaison d’un masque Lipiko Makonde, orne la cage d’escaliers menant à la galerie Sainsbury. À l’intérieur, plusieurs oeuvre contemporaines occupent l’espace : “Tree of life” — assemblage de pièces d’armes à feu — ; “Les femmes Peul”, fétiche élancé par l’artiste Gérard Quenum sur les thèmes de la maternité et de la guerre ; et enfin, un thème que je vous invite à explorer plus en profondeur au Musée de Binche : les mascarades africaines au Carnaval avec les figures Moko Jumbie de l’artiste britanico-trinidadien Zak Ové.

Galerie L&Z Arts partenaire du Musée International du Carnaval et du Masque de Binche

Etienne Z

Quel meilleur lieu pour accueillir le Musée International du Carnaval et du Masque que le centre de la ville de Binche dont le carnaval vieux de plus de six siècles a été élevé au rang de patrimoine culturel et immatériel de l'humanité par l'UNESCO ?
Passons cette question rhétorique et découvrez notre visite exclusive de ce lieu au sein duquel vous voyagerez parmi les traditions masquées du monde entier.

Le musée est installé dans ce qui était au départ l'ostel du comte de Lalaing dont la première mention date de 1570, un lieu d'intérêt donc, qui a traversé les siècles et a accueilli diverses institutions avant d'être classé en 1965 par la Commission royale des Monuments et des Sites. C'est en 1975 que Samuel Glotz inaugure le musée qui n'a cessé de se réinventer et dont les collections atteignent désormais les 10 000 pièces (masques, tenues, instruments, marionnettes et autres objets connexes confondus). Stéphane et moi avons été aimablement reçus par la directrice actuelle, Mme Clémence Mathieu qui nous a fait visiter la partie publique mais également le Saint des saints du musée : la réserve où dorment les pièces attendant patiemment d'être exposées.

Des masques revisités et des fétiches

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Concrètement, le rez-de-chaussée accueille les expositions temporaires à thème mettant à l'honneur des artistes et des structures partenaires. Lors de notre visite, on pouvait, en autres, observer une ré-interprétation de masques phares de l'art africain — Songye, Lega, Pende — créée par l'artiste plasticien Jean-Marc De Pelsemaeker dont le support de développement de l'écriture picturale emprunte souvent des thèmes trouvés dans l'histoire de l'art, la religion, la vie quotidienne. Des masques africains récents sont ici couverts d'une couche de peinture phosphorescente complétée d'une calligraphie personnelle chargée d'images et de symboles.

La suite du niveau est actuellement attribuée à l'exposition "Guérir - Ensorceler" faisant découvrir au visiteur les objets et cultes magiques en lien avec le fétichisme. Ce dernier traîne une réputation négative dans l'imaginaire collectif. À une salle aux couleurs noir et rouge accueillant des objets et mises en scène liés à des rituels maléfiques, succède une salle claire et chaleureuse où sont exposés des objets divinatoires et apotropaïques, la face généralement méconnue du fétichisme tribal.
Fétiche à clous Nkisi Nkonde, accordéon Pende Galukoji, objets vaudou Bizango, panier de chaman Chepang, masques, poupées et hochets, autant d'objets issus de différents continents qui répondent à des besoins mystiques et superstitions dans la vie des communautés. Exposition prolongée jusqu'au 23 septembre 2018, vous avez donc encore quelques jours pour en profiter.

Les masques des 5 coins du monde

L'étage supérieur se subdivise quant à lui en plusieurs parties distinctes. On y trouve l'exposition permanente de masques africains, océaniens, américains, asiatiques et européens ainsi qu'une partie spécialement dédiée au carnaval de Binche, aile actuellement en cours de refonte intégrale pour accueillir, à terme, une scénographie interactive et innovante.
Un espace est réservé à l'expo temporaire des mascarades d'une région spécifique, "Au royaume des touloulous, Carnaval de Cayenne" lors de notre visite. Dans ce cadre, le musée concrétise sa volonté de proposer une muséographie moderne et originale en réintégrant les masques à leur contexte rituel afin d'optimiser l'impact muséal de l'exposition sur le visiteur.
En effet, comme en parle Marc Coulibaly dans son ouvrage Des masques cultuels au masque muséifié, la mise en scène muséographique des masques a tendance à les figer dans la mesure où seule la forme plastique est mise en valeur par une scénographie elle-même devenue un art, ce qui a pour conséquence de faire fi du contexte du masque et de son usage.
Pour offrir une expérience contextualisée, le musée a utilisé diverses techniques scénographiques dont deux installations audiovisuelles : l'une place le spectateur au centre de plusieurs écrans de projection où il observera des films illustrant les danses masquées. Dans l'autre salle, le visiteur devient auditeur ; il est plongé dans un espace confiné au cœur de l'ambiance sonore qui accompagne ces festivités. Deux installations créées par Laure Chatrefou et Anne Guillou.
Ensuite, une large variété de masques est exposée tantôt sur socles, tantôt en vitrine, classés selon qu'ils proviennent de tel ou tel continent. Le visiteur pourra constater, malgré la richesse des formes, des motifs et des significations, que certains éléments sont récurrents en dépit des distances, voire d'un continent à l'autre. Ces patterns de traits communs concernent les thématiques abordées mais aussi les formes, les matériaux et les techniques employés. 
Une opportunité d'étude comparative qui illustre bien les propos de M. Mead en 1970 : "En illustrant les différences culturelles de chaque groupe humain et en soulignant les contributions qu'ils font à la société, les musées peuvent aider les gens à mieux se situer dans leur humanité commune."
Le visiteur appréciera par ailleurs les descriptifs concis qui accompagnent les pièces. Il est bon de noter que le musée considère le masque dans sa globalité et pas seulement au sens facial où l'on a tendance à l'entendre. Ainsi, autant que possible, les tenues intégrales sont présentées, ce qui, en plus d'un souci évident de fidélité à la réalité, permet au visiteur de prendre la pleine mesure de ces costumes rituels et participe une nouvelle fois à la contextualisation des pièces.

Ces tenues parfois composées de fibres végétales ou d'autres matériaux fragiles sont stockées dans des conditions d'hygrométrie adaptées afin d'en assurer une conservation optimale. C'est au sous-sol que Stéphane et moi avons pu découvrir la réserve où sont entreposés des milliers de pièces dont l'inventaire est en cours : la caverne d'Alibaba pour tout collectionneur d'art primitif, pas seulement africain, et une opportunité exclusive pour L&Z Arts.
Qui dit acquisition de biens culturels originaires de pays éloignés pose une question éthique. Mme Mathieu témoigne de la sensibilité du musée à ce sujet qui veille à la qualité de ses sources en étant fourni depuis longtemps par des ethnographes et chercheurs présents sur le terrain.

Musée International - Public local

On l'a vu, le Musée du masque de Binche est un formidable outil doté de pièces aussi nombreuses que variées et mu par une volonté de modernité et d'interactivité : des animations y sont régulièrement organisées comme par exemple une reconstitution de mascarade des touloulous de Cayenne en lien avec l'exposition, évènement qui pourrait suggérer, un jour ou l'autre, la reconstitution de danses ethniques africaines ?
Actuellement, le public est constitué de nombreuses écoles qui représentent à elles seules la moitié des visites annuelles. Ce lieu du patrimoine wallon mérite à nos yeux l'intérêt d'un plus vaste public, sentiment partagé par la directrice Mme Mathieu qui souhaite attirer davantage de visiteurs à une échelle plus grande. C'est avec plaisir et honneur que Stéphane et moi par le biais d'L&Z Arts apporterons notre aide au développement et à la promotion du MUM afin de faire connaître ce petit joyau hainuyer à nos amis collectionneurs en Belgique et à l'étranger.

 
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Pour visiter ce lieu : Rue Saint-Moustier 10, 7130 Binche, Belgique

Visite au Musée Africain de Namur

Etienne Z

Divers masques africains. Pende, Yaka, Suku, Ngeendé, Luba, Kongo, Chokwe : autant d'ethnies représentées.

Divers masques africains. Pende, Yaka, Suku, Ngeendé, Luba, Kongo, Chokwe : autant d'ethnies représentées.

Un bref historique

Pour présenter le Musée Africain de Namur, un petit retour en arrière s'impose. On remonte à l'impulsion coloniale lancée par Léopold II pour l'ouverture de voies destinées à permettre l'accès au plus profond du continent africain, et en particulier du Congo.
Cet appel à l'exploration a suscité l'intérêt de pas mal de personnes dont des Namurois. Tous n'en revinrent pas indemnes voire pas du tout, et les survivants se rassemblèrent pour former une association sous le nom de "société d'études et d'intérêts coloniaux".
Au fil des années et toujours dans l'optique de faire découvrir l'Afrique et plus particulièrement le Congo à tout un chacun, l'idée de la création d'un musée germa pour se concrétiser en 1912.
La structure changea plusieurs fois de nom dans les décennies qui suivirent et l'implantation du musée fut plusieurs fois déplacée pour finalement se fixer dans la caserne Léopold (dite des lanciers) dans le centre de Namur.
Progressivement, les collections du musée se sont enrichies grâce à des dons à la fois de la famille royale, de pères missionnaires, de personnalités militaires, d'anciens coloniaux ainsi que grâce à des mécènes.

Des masques africains mais pas seulement

La première salle du musée permet de se plonger à la fin du XVIIIème siècle. À renfort de cartes de l'Afrique établies au fur et à mesure des années, on observe le découpage des territoires et l'exploration progressive des contrées jusqu'alors vierges de toute colonisation occidentale. En parallèle sont présentés les portraits, journaux de bord, carnets et historiques des diverses expéditions effectuées par de grands noms comme Stanley, Vrithoff, Ramaeckers,...
Une introduction historique bien utile à la compréhension des liens qui nous unissent encore aujourd'hui au Congo.

Dans les salles qui suivent, le visiteur découvrira bien sûr des objets ethniques comme des masques, des statues, des bronzes et divers objets usuels (instruments de musique, vanneries,...). Sur les murs est exposée une impressionnante collection de couteaux de prestige, de lances et d'arcs d'une rare variété ayant appartenu à Josué Henry de la Lindi, une bonne centaine de pièces dont ses descendants ont aimablement fait don au musée. Une collection qui ravira sans aucun doute tout amateur d'armes tribales authentiques.
Sanza, tambours à fente et divers oliphants en ivoire et os sont aussi présentés.
Plusieurs vitrines permettent quant à elles de faire découvrir au visiteur la variété des masques africains congolais à travers plusieurs pièces emblématiques comme les masques de guerrier Salampasu, les masques Pende (Mbangu, Mbuya,...), Chokwe, Suku et Yaka,... De petites figurines Kongo, Chokwe et bien d'autres encore sont visibles. Si des étiquettes sont présentes pour identifier les pièces, on regrettera l'absence de catalogue du musée offrant un complément d'information pour toutes les pièces présentées. Des visites guidées didactiques sont cependant proposées par le directeur-conservateur M. François Poncelet qui parvient à capter et maintenir l'attention du public sur tous les aspects qu'il développe, ni trop ni trop peu, tout en chassant les idées reçues sur l'art primitif. J'en veux pour exemple la petite anecdote concernant l'un des masques Chokwe n'ayant aucun lien avec une quelconque initiation mais simplement sculpté pour se moquer de l'apparence des colons blancs et de leur prétention.
M. Poncelet démontre par là que les objets d'art africain n'ont pas nécessairement une portée rituelle mais participent à une forme d'expression et de communication des individus.

Une réflexion contemporaine

Une volonté de réflexion sur ce passé délicat
— F. Poncelet, conservateur-directeur
L'ombre de Léopold II sur le Congo, une belle métaphore.

L'ombre de Léopold II sur le Congo, une belle métaphore.

Si la seconde salle comporte un buste de Léopold II triomphant, la triste réalité a rattrapé la réputation de ce personnage — auparavant présenté comme héros — à cause des exactions commises par son administration dans le cadre du pillage des richesses naturelles et l'exploitation systématique des tribus locales. 
On appréciera que le musée ait choisi d'assumer pleinement cet héritage avec ses bons et ses mauvais aspects, et présente plutôt une volonté de réflexion sur ce passé délicat. La démarche va plus loin puisque c'est selon cette réflexion que le directeur choisit de faire découvrir au public la salle dédiée aux richesses naturelles du Congo avec un accent tout particulier mis sur les richesses géologiques et minerais précieux pillés de longue date par l'Union minière puis indirectement par les multinationales peu scrupuleuses par l'entremise de groupes armés.

Ainsi, M. Poncelet fait ou refait la lumière sur le lien étroit entre les gadgets high-tech de notre vie quotidienne et les problèmes humanitaires qui en découlent dans ces lointaines contrées. On notera la présence de "croisettes du Katanga" à la fois objets rituels et monnaies de cuivre.
On le voit jusque là, le musée n'a pas pour vocation d'être focalisé sur l'art africain. Une belle superficie est d'ailleurs réservées à la nature et à l'énorme biodiversité vivant dans ce pays aux régions tantôt planes, clairsemées et sèches, tantôt montagneuses, boisées et humides. De nombreux spécimens de toutes sortes forment un petit musée des sciences naturelles du Congo.

"Croisettes du Katanga"

"Croisettes du Katanga"

Le Musée Africain de Namur ne doit donc pas être envisagé comme un musée d'art ou d'ethnographie au risque de décevoir, mais plutôt comme un lieu de mémoire retraçant depuis les débuts de la colonisation jusqu'à nos jours le lien qui nous unit au Congo. Les objets ethniques sont néanmoins présents et conservent un intérêt pédagogique, tout comme le reste du musée.
Pour visiter ce lieu : Rue du 1er Lanciers 1, 5000 Namur, Belgique.
https://musafrica.net/

Un week-end au Bourgogne Tribal Show édition 2018

Etienne Z

Le Bourgogne Tribal Show 2018, comme ses deux éditions précédentes d'ailleurs, se déroulait il y a juste une semaine à Besanceuil, près de Cluny. Je décrirais cet évènement comme l'occasion pour les collectionneurs confirmés, comme pour les néophytes, d'entrevoir et de s'immerger dans la richesse culturelle et esthétique des peuplades dites primitives le tout dans un cadre champêtre, et au soleil en l'occurrence. 
Lancée il y a de cela trois ans par des passionnés et le propriétaire des lieux M. Bruno Mory, l'initiative a été couronnée de succès et s'est agrandie pour recevoir, cette année, pas moins de vingt galeristes de renom originellement situés à Paris, Bruxelles mais aussi en province et à l'étranger, coordonnées par Mme Julie Arnoux.
Le lieu tout d'abord, en contrebas d'un château médiéval et d'une église de la 1ère moitié du XIè siècle, est fort d'un superbe panorama sur la campagne vallonnée du Charollais. Ses grandes étendues de pelouse ne servent pas seulement d'aires de détentes pour les visiteurs mais constituent des espaces de présentation d'oeuvres parfois volumineuses telles des réalisations en acier corten ou en pierre.

L'intérieur des locaux n'était pas en reste puisque le visiteur pouvait observer de nombreuses toiles présentées sur les murs tout au long de sa visite. Les pièces d'art primitif cohabitaient en effet avec de nombreuses oeuvres d'art aborigène à l'allure très contemporaine telles les remarquables tableaux de Jiratchaya Pripwai, jeune artiste thaïlandaise dont les grandes oeuvres minimalistes (et dieu sait à quel point ce type de visuel me passionne) sublimaient en particulier d'antiques sculptures Khmer exceptionnellement raffinées issues de la galerie Woerner (Hong Kong), mais s'harmonisaient également sans peine avec des pièces africaines plus brutes des galeries Schlag et Pecci.

Si beaucoup de groupes ethniques africains étaient représentés, on notera que nombreuses étaient les pièces issues de la Côte d'Ivoire et du Mali. Tendance générale ou choix stratégique des marchands de s'adapter au public majoritairement français de l'évènement, tout amateur ou collectionneur aguerri aura néanmoins pu se régaler les yeux et les mains de ces superbes pièces car, comme nous le confirmait Alain Lecomte à Stéphane et moi lors d'une rencontre antérieure, l'art primitif chargé de son usage s'appréhende tout autant par le toucher que par la vue. 

Si ce salon était l'occasion de se plonger dans de jolies pièces d'art africain, océanien et, dans une moindre mesure inuit, il a surtout été l'opportunité de tisser des liens avec quelques personnes avec lesquelles notre petite mais jeune et dynamique structure n'avait encore pu discuter que par le web. Ainsi, les passionnés regroupés dans l'association des Amis des Cultures et des Arts Premiers rassemblés autour du Musée Africain de Lyon. Fermé pour travaux à l'instar de notre musée de Tervuren, ses Amis ont participé à son renouveau sous une forme plus actuelle, didactique et interactive afin de non seulement participer à la diffusion de l'art primitif, mais aussi de transmettre les connaissances davantage ethnographiques relatives au monde tribal, dans la continuité du souffle donné par le père Robert à partir de 1979, et ce au travers de conférences, d'expos temporaires et de voyages organisés.

Ce petit festival était enfin rendu cosy par la présence de musiciens apportant une atmosphère estivale et apaisante en accompagnement des menus, et surtout des boissons locales, proposées à des prix démocratiques. En somme, une rencontre mêlant détente et passion dans un lieu un peu hors du temps.
Cette édition 2018 clôturée, une nouvelle opportunité se présente à vous, cher(es) lecteurs/lectrices : la plus classique Bruneaf se tiendra au coeur du quartier du Sablon à Bruxelles du 6 au 10 juin. Nous serons de passage, espérons vous y croiser et vous invitons par ailleurs à nous rendre visite en nos locaux afin de découvrir en exclusivité une foule de trésors encore non publiés sur notre site. Situés à moins d'une heure de route de Bruxelles, nos collections valent le détour.

Photos C. D. ©L&Z Arts SPRL

Exposition : la collection Sénéchal mise à l'honneur à Mons, Belgique

Etienne Z

En périphérie de Mons (Belgique), au sein de l'hôtel de ville de Nimy plus exactement, Stéphane et moi avons eu la chance de participer à l'élaboration de l'exposition mettant à l'honneur la collection d'art primitif de feu P. Sénéchal, depuis longtemps installé dans la région. 

Son épouse souhaitait en effet rendre un dernier hommage à son mari dont la passion inextinguible pour l'art africain l'a laissée en possession de plusieurs dizaines de pièces familiales collectées directement en Afrique.
Nous avons prêté main forte au petit comité en charge du bâtiment afin d'installer et compléter la collection visible du 24 mars au 2 avril. 

Sensibilisé dès l'enfance par ses parents vivant alors à Kinshasa, M. Sénéchal hérita de quelques pièces congolaises obtenues par son père, mais c'est au fur et à mesure de ses pérégrinations sur le continent qu'il construisit le corps de son musée personnel, d'est en ouest et de nord en sud. Imprégné par le rythme et l'esprit de ce continent aussi mystérieux qu'artistiquement riche, ses goûts et intérêts évoluèrent au fil de ses découvertes ethnographiques allant de la Côte d'Ivoire à la Tanzanie en passant par le Zaïre.

Comme souvent, le domicile familial ici en Belgique recelait de ces trésors ethniques et sentimentaux replongeant leur propriétaire dans ses aventures passées. C'est donc avec nostalgie et dignité que Mme Sénéchal nous a relaté le vécu de son mari décédé prématurément. Attentive au respect des dernières volontés de son mari, celle-ci a décidé de faire appel à nos services en vue de l'estimation et de la mise en vente de la collection afin qu'elle intègre un catalogue à la hauteur des pièces qu'il a pu collecter de son vivant. 

Notre catalogue va donc se voir agrémenter progressivement de ces pièces dotées d'un joli "pedigree" mais surtout empreintes d'émotion et d'histoire, tel cet appuie-nuque Dinka, ici présenté en vidéo pour une belle visualisation de l'objet.
Outre cet aspect, nous sommes fiers de vous proposer ces pièces authentiques et qualitatives à l'heure où, il faut le reconnaître, certains vendeurs sans vergogne importent de gros volumes d'objets grossièrement copiés pour les vendre ensuite à des prix parfois exorbitants.
C'est là où nous nous démarquons : la démarche d'L&Z Arts est de revenir aux fondamentaux et mettre notre passion à contribution pour vous proposer la perle rare dans le respect du propriétaire et du collectionneur.