Art Africain
Hache de parade Songye
Hache de parade Songye
Hache de parade, Kilonda, Nsapo, Songye, sud-est de la R. D. Congo
Provenance : collection Loiseau & Zajega
Datation estimée : première partie du XXe siècle
Hauteur : 47 cm
Matériaux : bois, fer et cuivre
Cette hache appelée kilonda est une arme de prestige et d’apparat. Ces haches traditionnelles bien connues des collectionneurs d’armes africaines et d’art tribal, sont généralement dénommées « haches songye ». On les retrouvait en effet au Maniema, Kasaï, nord Katanga, dans la province actuelle du Lomami en R. D. Congo.
Elles servaient de monnaie d’échange, mais avant tout de symbole d’autorité reflétant le prestige des chefs ; elles sont aussi des insignes remis aux émissaires témoignant de leur pouvoir.
Ce modèle se caractérise par sa lame en branche. Elle est en forme de croissant fixée perpendiculairement au manche par trois branches : une centrale ornée de têtes et de deux latérales torsadées, toutes noircies. Le métal semble d’une souplesse incroyable. Le manche est recouvert de feuilles de cuivre fixées par des pointes de cuivre. Les têtes ressemblent aux masques sont similaires aux célèbres masques Kifwebe.
Des haches similaires sont publiées dans le livre KILONDA, Haches des Songye et voisins, 2011 LUC LEFEBVRE & DANNY DE WAELE. N°38, 39 et 40.
Expertise et analyse de cette épée courte effectuées par Luc Lefebvre.

























Couteau faucille ou trumbash mambele ou dupa, Mangbetu
Nord-Est de la R. D. Congo
Provenance : collection Loiseau & Zajega
Datation estimée : circa 1920 - 1930
Hauteur : 34 cm
Matériau : métal
Ce couteau africain asymétrique appelé mambele ou dupa se décline en de nombreux types différents et a été reproduit et utilisé par les voisins des Mangbetu (Boa, Zande…). Le travail de forge est remarquable, la lame présente des facettes et des appendices. On peut voir les lignes d’étirement du métal à chaud et l’usure atteste d’un âge ancien et d’un usage certain.
Le manche en ivoire bruni est lui aussi particulièrement soigné, galbé et évasé.
Les Mangbetu étaient un peuple guerrier, les Zande connus pour leur armée organisée n’ont jamais réussi à les dominer. Les armes de guerre ont perdu leur usage premier avec l’apparition des fusils et se sont transformées en symbole de statut et de pouvoir. Les forgerons mangbetu ont aussi produit des couteaux destinés aux colons dès le début du XXe siècle. Ces armes faucilles au design moderne et au manche en ivoire attiraient les Européens et se marient d’ailleurs toujours fort bien avec d’autres pièces d’art tribal africain chez les collectionneurs.
Des couteaux du même type sont publiés dans le livre MANGBETU, Couteaux faucilles et poignards, LEFEBVRE Luc; DE WAELE Danny, 2008.
Expertise et analyse de cette arme effectuée par Luc Lefebvre.