Archive Art Africain
Statuette Inuit




























Statuette Inuit
Statuette, personnage en costume, Inuit, Groenland
Provenance : Ex collection Taylor A. Dale, Santa Fe
Exposition : Brussels Non European Art Fair, 2002
Datation estimée : Début XXe siècle
Matériaux : Bois
les Inuits (mot qui signifie « humain » ou « personne » en inuktitut) sculptaient dans la pierre, mais aussi dans d’autres matériaux comme le bois, l’os ou l’ivoire de morse, de toutes petites pièces qu’ils pouvaient transporter aisément d’un campement à l’autre. Le statut de ces miniatures, autrefois utilisées comme talismans, amulettes ou jeux éducatifs, a évolué au fil du temps : d’abord gris-gris, puis monnaie d’échange, elles sont aujourd’hui considérées non pas comme de simples répliques à petite échelle, mais bien comme des œuvres à part entière. Elles révèlent autant le lien profond qui unit les Inuits à la nature que leur univers spirituel et témoignent de la survivance d’un mode de vie traditionnel au sein du monde moderne.
Pièce fournie avec certificat d’authenticité Galerie Loiseau & Zajega Arts.
Ecorce peinte, Aborigène, Australie
Provenance : collection privée, Sydney, Australie
Dimensions : 48x26 cm (62x41 cm avec encadrement)
Datation : milieu XXe siècle
Matériaux : bois, pigments
Les bark paintings, ou peintures sur écorce, occupent une place centrale dans la culture aborigène d’Australie, notamment dans les régions du nord comme la Terre d’Arnhem. Ces œuvres, réalisées sur des morceaux d’écorce d’eucalyptus, sont bien plus que de simples créations artistiques : elles constituent un véritable archivage de l’histoire, des récits ancestraux et des savoirs liés au « Country », un concept qui englobe la terre, la spiritualité et l’identité des peuples aborigènes.
La technique de préparation de l’écorce est minutieuse. Récoltée à la fin de la saison humide, l’écorce est soigneusement détachée de l’arbre, puis aplatie et séchée au feu. Les pigments naturels, tels que l’ocre rouge ou jaune, le charbon de bois et l’argile blanche, sont appliqués à l’aide de pinceaux traditionnels, souvent fabriqués avec des poils d’animaux fixés à un bâton.
Ces peintures racontent les récits du « Temps du Rêve » (Dreamtime), période mythique où les ancêtres ont façonné le monde, et transmettent les lois, les coutumes et les connaissances écologiques des clans.
Monnaie de mariage Je Ndani, Irian Jaya, Papouasie occidentale
Provenance : Collection privée, Ostende
Hauteur : 64 cm
Datation estimée : XXe siècle
Matériaux : Schiste vert, fibres végétales
Pierre traditionnelle de Papouasie décorée de fibres végétales et d’un tressage. La pierre pibit pibit, lorsqu’elle est féminine, est plate et porte des fibres formant une jupe.
Ces pierres je ou je puluen faisaient office de monnaies d’échange ou de dots de mariage.
Ci-dessous, extrait de “Faire connaître la culture Dani - La collection Hampton de la Tracing Patterns Foundation” publié dans le périodique de référence Tribal Art Magazine n°110 Hiver 2023, pp. 52-63. Cf. images annexes.
Masque rituel du Népal, Himalaya
Datation estimée : début XXème siècle
Hauteur : 26 cm (40 cm avec socle)
Matériaux : bois, pigment
Ecorce peinte, Aborigène, Australie septentrionale
Artiste : Dick Nadjolorro, Terre d’Arnhem
Dimensions : 80x27 cm (99x42 cm avec encadrement)
Matériaux : bois, pigments
La peinture sur écorce d’eucalyptus (bark painting) a été développée par des générations d’artistes aborigènes de la Terre d’Arnhem et d’autres régions du nord de l’Australie pour devenir une forme d’art d’une spiritualité et d’une puissance esthétique singulières.
Ces œuvres ne sont pas l’illustration d’une tradition fossile venant d’une société immuable comme l’indiquait une étude du début du XXe siècle.
Au contraire, comme l’illustrent le travail de Dick Nadjolorro ou celui de John Mawurndjul par exemple, cette technique et ce courant, sont en constante évolution.
Comme le disait Paul Ricœur : “une tradition n'est pas un paquet scellé qu'on passe de main en main sans jamais l'ouvrir, mais plutôt un trésor dans lequel on puise par poignées et qui, par cet acte même est reconstitué”.
Encadrement inclus.
Figure d’ours polaire, Inuit, Eskimo, Alaska
Provenance : collection privée, Canada
Datation estimée : XIXe - XXe siècle
Longueur : 2,5 x 5.5 cm
Le Nord, le Grand Nord, l’Extrême nord, le Pôle Nord ou encore l’Arctique : tous ces noms évoquent avec sous nos latitudes un monde froid, hostile, immense et vide. Cette région correspond pourtant au berceau de nombreux peuples regroupés sous le nom générique d’Eskimo.
Loin de cette vision d’un désert blanc et glacé, ce territoire est vu par ceux qui y habitent comme un espace riche et varié, ou s’y côtoient humains et animaux mais aussi ancêtres et esprits chamaniques.
Les figures archaïques, animales ou anthropomorphes, sculptées dans l'ivoire de morse n’ont pas encore à ce jour livré tous leurs secrets quant à leurs rôle et utilisation rituels. On suppose que ces sculptures miniatures étaient utilisées lors de cérémonies liées à la fertilité et la guérison ou encore pour s’assurer des pêches et chasses fructueuses.
Massue à large pale Culacula ou Calacula, îles Fidji
Provenance : Antoine Pinay - Ministre des finances de 1958 à 1960, France
Datation : XIXe siècle
Hauteur : 110 cm
Matériau : nokonoko (casuarina equisetifolia)
Massue classique des îles Fidji culacula à large pale, arête transversale, bords dentelés et pommeau circulaire.
Arme offensive et défensive : la pale pouvant servir à parer des projectiles.
Support inclus.
Couteau Niibi, Saami ou Sâme, Finlande
Provenance :
Collection privée, Belgique
Patrick & Ondine Mestdagh, Belgique
Datation : fin XIXe - début XXe siècle
Hauteur : 21 cm
Matériaux : os de renne, cuir, métal
Le fourreau de ce petit couteau tribal niibi d’origine Sami présente des décorations riches et raffinées correspondant aux éléments graphiques du corpus artistique de cette population habitant le nord de la Norvège, de la Finlande, de la Suède et, dans une moindre mesure, la péninsule de Kola (Laponie), en Russie.
Support inclus.
Massue U’u, îles Marquises, Polynésie française
Provenance : Collection privée, France
Datation : Début XIXe siècle
Dimensions : 145 × 14 cm
Exposée à Parcours des Mondes 2022, Paris
Pilon, île Chuuk (Carolines), Micronésie
Provenance :
M. Blackburn, USA
Importante collection privée, Belgique
Datation estimée : avant 1900
Dimension : 15,5 cm
Matériau : roche de corail
Rare pilon micronésien provenant de l’île Chuuk.
Souvent enterrés avec leur propriétaire, ces pilons refont parfois surface suite à l’érosion du sol ou des travaux de terrassement.
Tête de guerrier aigle, Aztèque, Mexique
Provenance : Collection Jef Van der Straete, Lasne, Belgique
Datation : XIV-XVe siècle
Hauteur : 9 cm (14 cm avec socle)
Matériau : pierre
Bouclier de guerre, Wahgi Valley, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Provenance :
Collecté in situ par Chris Boylan
Todd Barlin, Sydney, Australie
John Friede (Jolika collection), Rye, (NY) Etats-Unis
Collection De Bruijn, Pays-Bas
Publication : New Guinea Highlands, Art from the Jolika collection, pp. 404-405, fig. 13-43
Hauteur : 164 cm
Matériau : bois
Si on le compare aux traditions artistiques des vallées et du littoral de la Papouasie, l'art tribal des habitants des Highlands paraît moins développé. Il semble qu'il y ait eu autrefois dans cette région de Papouasie une statuaire de pierre dont quelques témoins nous sont connus, mais elle n'a pas eu de postérité directe et est désormais éteinte.
La guerre, les fêtes d'initiation ou les cérémonies d'échange sont l'occasion pour les populations des Highlands de déployer un faste extraordinaire, ce qui donne lieu à la création de motifs souvent provisoires (parures de plumes, peintures corporelles), mais parfois plus durables.
La guerre dans les Highlands se pratique essentiellement avec un arc et des flèches. Pour se défendre, les habitants des hautes terres sculptent des boucliers d'une grande diversité.
Chaque village ou groupe d'hommes adopte un principe décoratif commun auquel il apporte, lors de l'exécution, de menus détails personnels permettant d'individualiser l'objet.
Presque toujours, le motif semble abstrait, alors qu'en réalité les formes peintes ou gravées sur les boucliers illustrent un corps humain associé à un ancêtre. La figure représentée possède une double fonction: elle provoque l'adversaire et assure en même temps la protection du guerrier.
Bouclier Asmat, Awenu village, Upper Unir river, Irian Jaya
Provenance :
Todd Barlin, Sydney, Australie
John Friede (Jolika collection), Rye, Etats-Unis
Collection De Bruijn, Pays-Bas
Hauteur : 212 cm
Matériau : bois
La face extérieure des boucliers traditionnels des Asmat est couverte de motifs où, comme sur le flanc des uramun (canoë d'esprit), se mêlent figurations humaines et animales.
Les animaux qui composent le répertoire iconographique des Asmat sont tous, à un titre ou à un autre, liés à la chasse aux têtes. Trois motifs prédominent alors : la roussette frugivore, dont l'alimentation est perçue comme la métaphore de la décapitation de l'ennemi (les Asmat associent les petites baies à la tête humaine), la mante religieuse (réputée tuer son partenaire sexuel), dont la position assise est reprise dans de nombreuses figurations humaines, et, enfin, la queue de couscous, dont la courbe évoque les dents de cochon utilisées en parure et symbole de pouvoir.
Ecorce peinte, Aborigène, Australie
Artiste : David Malangi 1927 - 1999
Provenance : collection privée, Sydney, Australie
Dimensions : 73x35 cm ( 87x49 cm avec encadrement)
Datation : milieu XXe siècle
Matériaux : bois, pigments
Les bark paintings sont des témoignages vivants de la culture aborigène, peints sur des écorces d’eucalyptus préparées avec soin. À cette époque, ces peintures, réalisées principalement dans le nord de l’Australie (notamment en Terre d’Arnhem), commençaient à attirer l’attention du monde extérieur, tout en restant profondément ancrées dans les traditions ancestrales.
Chaque motif, chaque symbole, porte une signification précise, liée au Temps du Rêve (Dreamtime), cette période mythique où les ancêtres spirituels ont façonné le monde. Les peintures sur écorce servaient aussi de supports pédagogiques, transmettant les lois, les histoires et les savoirs d’une génération à l’autre.
Bracelet, Naga, Inde
Provenance : collection privée, France
Hauteur : 11 cm
Matériau : conque (xancus pyrum)
Ce bracelet traditionnel Naga du nord-est de l’Inde est composé d’une conque décorée de motifs naïfs en pointillés.
Ces coquilles de très gros mollusque gastéropode commun à la baie du Bengale étaient prisées par de
nombreux peuples himalayens pour sa solidité, sa grande forme gracieuse et sa couleur blanche.
Des bracelets comme celui-ci étaient couramment portés au poignet ou sur le coude, la pointe tournée vers
le coude.
Support inclus.
Churinga ou Tjurunga, Aborigène, désert central, Australie
Provenance : Collection Steffen Patzwahl, Belgique
Datation estimée : fin XIXe - début XXe siècle
Hauteur : 49 cm
Matériau : Pierre sculptée et gravée
Cette fabuleuse sculpture aborigène appelée Tjurunga, qui s'écrit également Churinga, dans la religion aborigène australienne, est un être mythique et un objet rituel à part entière, ils étaient utilisés lors des rituels sacrés des hommes.
La possession d'un tjurunga est déterminée par le « site de conception » de chaque individu membre d'un clan totémique patrilinéaire. Traditionnellement, seuls les hommes initiés peuvent voir un tjurunga, à l'exclusion des hommes non-initiés et des femmes. Il est conservé dans un lieu secret. Le tjurunga est dit provenir d'un ancêtre fondateur du clan totémique, et possède une grande importance dans le domaine du sacré.
En dehors de ces périodes d’initiation, les churingas sont précieusement enveloppés dans du tapa (écorce battue) ou dans des peaux animales et conservés dans des lieux sacrés.
Les motifs sur les churingas du Désert central peuvent donner lieu à des très nombreuses interprétations en dépit d’un corpus limité de motifs et symboles connus. Ainsi, le motif le plus couramment représenté, les cercles concentriques, peut représenter au choix une mare, un fruit, un arbre, un aliment à base de graines, un village, un terrier ou encore le corps d’une araignée…
Masque Barong, Bali, Indonésie
Provenance :
Ex collection Roberto Gamba, Italie
Ex collection Luciano Lanfranchi, Italie
Collection privée, Belgique
Datation estimée : Début XXe siècle
Hauteur : 19,5 cm
Matériaux : bois, pierre
Ce masque traditionnel zoomorphe venant de l’île de Bali en Indonésie représente Barong, une créature mythologique ressemblant à un lion. Dans la lutte du Bien contre le Mal figuré dans les représentations théâtrales auxquelles il appartient, ce masque incarne le bénéfique seigneur de la forêt affrontant Rangda, la reine démon.
Modèle réduit de kayak, Inuit, Eskimo, Alaska
Provenance : collection privée, Canada
Datation estimée : XIXe siècle
Longueur : 60,5 cm
Matériaux : Bois sculpté, peau de phoque, cuir
L’archéologie à apporté la preuve que les kayaks datent d’au moins 2 000 ans. Ces embarcations de chasse et pêche servaient à approcher subrepticement les phoques, morses et baleines. Dans les rivières et les lacs, les kayaks permettaient également aux chasseurs d’approcher les caribous migrant au milieu du courant. Enfin, ils servaient également à la pêche et au transport de passagers et de marchandises.
Les kayaks occupent une place prépondérante dans la vie des eskimos. Selon Franck Andrew, les kayaks étaient cruciaux pour la survie à cette époque. On les utilisait pour la chasse mais aussi pour regrouper la nourriture. Ils avaient de multiples usages.
Néanmoins, la fonction première de ces Kayaks était la chasse et le transport pour permettre aux Eskimos d’accéder à des sources de nourriture variées le long des côtes.
Fait sur mesure, à partir de méthodes éprouvées, quoique primitives, la profondeur du poing fermé avec le pouce levé, la longueur du bras…) le kayak était pour le chasseur Inuit “comme un gant bien ajusté” pour reprendre l’expression de Paul-Emile Victor.
Labret Debi, Mursi, Ethiopie
Provenance : collection privée, Belgique
Diamètre : 10 cm
Matériau : argile
La lèvre inférieure des jeunes filles Mursi était percée par leur mère, ou par une autre femme de leur entourage, lorsqu'elles atteignaient l'âge de 15 ou 16 ans.
L’entaille était maintenue ouverte par un bouchon en bois jusqu'à ce que la plaie guérisse. Il semble que ce soit à chaque femme de décider jusqu'où elle souhaitait étirer la lèvre, en insérant des bouchons progressivement plus gros sur une période de plusieurs mois.
Ces labrets en argile décorés étaient portés en présence des hommes et retirés uniquement lorsque la femme mangeait ou dormait.
Lorsque le plateau n'était pas porté, la lèvre tendue formait une boucle distendue.
Support inclus.
Tête de marionnette Sigale Gale, Batak Toba, nord de Sumatra
Provenance :
collection J. Humblet, Bruxelles
Galerie Dartevelle, Belgique
Datation estimée : début XXème siècle
Hauteur : 13 cm
Matériaux : bois, cheveux
Le groupe ethnique Batak Toba est établi au nord de l’île indonésienne de Sumatra. Dans cette ethnie, on fabrique des marionnettes appelées sigale gale ou si gale-gale contrôlées par des fils afin de leur insuffler la vie. Ces marionnettes traditionnelles jouaient à l’époque un rôle crucial lors des cérémonies funéraires. En effet, pour que l’âme du défunt, devenue un esprit ancestral, jouisse d’autant de confort et de bonheur dans le monde des esprits que dans sa vie précédente, ses enfants devaient procéder à des rituels spécifiques.
Si malencontreusement le défunt ne laissait derrière lui aucune descendance, une marionnette sigale gale était confectionnée et servait de substitut afin de réaliser les importants rituels.
Des fils étaient passé à l’intérieur d’une boîte qui faisait office de tronc pour le personnage. Aux commandes, un individus chargé de créer l’illusion de la vie au travers de danses et de gestes protocolaires.
La tête présentée ici est incrustée de cheveux. Le visage d’un réalisme impressionnant semble être un masque apposé devant la boîte crânienne.
Bouclier Wunda aborigène, Australie
Provenance : collection privée, Royaume-Uni
Hauteur : 62 cm (71 cm avec support)
Datation : milieu XXe siècle
Matériaux : bois, pigments
Bouclier aborigène Wunda ovoïde, découpé dans une pièce massive de bois léger. On y retrouve les motifs linéaires rehaussés de pigments vivement colorés caractéristiques de ces boucliers autrefois largement utilisés en Australie occidentale.
Ces boucliers traditionnels étaient utilisés par les guerriers aborigènes pour se protéger des massues, boomerangs et lances. Ils servaient aussi dans un contexte rituel lors de cérémonies liées au Rêve (création primordiale).
Massue à deux mains Talavalu ou Fa’alaufa’i, îles Samoa
Provenance : Antoine Pinay - Ministre des finances de 1958 à 1960, France
Datation : XIXe siècle
Hauteur : 90 cm
Matériau : bois de fer (casuarina equisetifolia)
Massue d’art océanien provenant des îles Samoa, connue sous l’appellation talavalu ou fa’alaufa’i dont la forme rappelle la feuille de bananier laufa’i.
Sur une nervure centrale la partie contondante s’évase en une série croissante de pointes de diamant avec une extrémité en pointe aiguë.
Le manche se termine sur un pommeau circulaire avec une excroissance centrale en pointe pyramidale.
Support inclus.
Massue I Ula Drisia , îles Fidji
Provenance : collection privée, Royaume-Uni
Datation : avant 1940
Hauteur : 39 cm
Matériau : bois de fer
Ce type de massue est connu dans le corpus artistique des îles Fidji, dans l'océan Pacifique.
L’extrémité du club forme une boule creusée d’imperfections naturelles correspondant à un nœud racinaire.
Le nom ethnique général de ces massues est ula. `
Dans le cas présent, l’aspect lisse, non sculpté, du sommet lui confère le nom d’i ula drisia. Le manche est quant à lui joliment ciselé.
Support inclus.
Figure de renard arctique, Inuit, Eskimo, Alaska
Provenance : collection privée, Canada
Datation estimée : XIXe - XXe siècle
Longueur : 3,5 cm
Le Nord, le Grand Nord, l’Extrême nord, le Pôle Nord ou encore l’Arctique : tous ces noms évoquent avec sous nos latitudes un monde froid, hostile, immense et vide. Cette région correspond pourtant au berceau de nombreux peuples regroupés sous le nom générique d’Eskimo.
Loin de cette vision d’un désert blanc et glacé, ce territoire est vu par ceux qui y habitent comme un espace riche et varié, ou s’y côtoient humains et animaux mais aussi ancêtres et esprits chamaniques.
Les figures archaïques, animales ou anthropomorphes, sculptées dans l'ivoire de morse n’ont pas encore à ce jour livré tous leurs secrets quant à leurs rôle et utilisation rituels. On suppose que ces sculptures miniatures étaient utilisées lors de cérémonies liées à la fertilité et la guérison ou encore pour s’assurer des pêches et chasses fructueuses.
Modèle de pirogue Inuit, lac Huron, Canada
Provenance : collection privée, Paris
Longueur : 31 cm
Datation estimée : XIXe siècle
Matériaux : bois, étoffe, métal
Dans l’art tribal du Grand Nord, on trouve des modèles réduits des fameuses embarcations utilisées par les autochtones pour la chasse au phoque et au caribou.
Si certains exemplaires Inuit ou Eskimo sont constitués d’une structure en bois sur laquelle on tendait de la peau, ce petit kayak est réalisé en bois et habité par deux petits personnages habillés d’étoffe.
Le Musée de Boulogne-sur-Mer possède un magnifique ensemble d’art de l’Arctique (collection Alphonse Pinart) dont nous vous proposons une visite en images sur notre blog.
Support inclus.
Pilon Keâ Tuki, îles Marquises, Polynésie française
Provenance : Collection privée, Belgique
Datation estimée : XIX-XXe siècle
Dimension : 21 cm
Matériau : roche volcanique
Connu dans l’art tribal océanien, objet indispensable de la vie quotidienne traditionnelle de Polynésie, le pilon keâ tuki était utilisé aux îles Marquises pour écraser notamment la pulpe du fruit de l'arbre à pain (mei) et préparer des médicaments.
Son corps tronconique élancé, à la base de section circulaire évasée, était prolongé par un sommet de trois formes différentes : l'une, spatulée, semblable à la base de nombreux objets marquisiens (manches d'éventail, massues, bâtons de commandement); une autre, de type phallique, à léger épanouissement latéral présentant deux lobes séparés par une dépression (comme c’est le cas ici), gravés ou non d'une tête de tiki; enfin, la plus rare, une tête de tiki regardant vers le haut.
Rapidement après les premiers contacts avec les Européens, dès la fin du XVIIIe siècle, les Marquisiens commencèrent à utiliser des outils en métal introduits par les Occidentaux pour façonner leurs objets usuels et autres objets d’art tels que les massues U’u dont nous vous proposions un superbe exemplaire en galerie, étriers d’échasses, etc.
Massue de jet, culture Tiwi, Australie
Provenance : Collection privée, Belgique
Datation estimée : début XXe siècle
Dimension : 60 cm
Matériau : bois de fer
Cette massue traditionnelle d’art océanien provient des îles Tiwi.
Celles-ci sont situées au nord de l’île principale d’Australie, dans la mer de Timor. Ces îles (Melville et Bathrust) sont très majoritairement peuplées d’aborigènes.
Sculptée à l'outil de pierre, cette ancienne massue, dite "sword club", se distingue par l'élégance des motifs linéaires ornant la pale.
L'originalité de cette pièce vient de son ancienneté et de sa rareté mais aussi de sa patine d'usage agrémentée de jolis motifs traditionnels obtenus à base de pigments naturels.
Monnaie de mariage Je, Ndani / Dani, Irian Jaya, Papouasie occidentale
Provenance : Collection privée, Ostende
Datation estimée : XXe siècle
Matériaux : Schiste vert, fibres d’orchidées, fourrure
Connues dans l’art tribal d’Indonésie (Papouasie occidentale) de la vallée de Wamena au sein du groupe Ndani, les pierres Je comme celle-ci sont connues pour être des monnaies de compensation matrimoniale.
Elles sont réalisées à base de pierre métabasite à amphibole accompagnée de divers éléments dont des fibres végétales (orchidées,…), fourrure, enveloppe de larve d’araignée,…
Tête miniature en pierre, Iroquois, États-Unis / Canada
Provenance : collection privée, Belgique
Datation estimée : XVIIIème - XIXème siècle
Matériau : pierre
Le travail de la pierre était assez commun dans les tribus d’Amérique du Nord, comme en témoignent leurs objets d’art tels que les bâtons, massues, et autres armes. Ce matériau n’a cependant pas été exclusivement destiné aux objets usuels mais a aussi servi à la sculpture de figures animalières et anthropomorphes comme cette tête au style bien marqué et caractéristique.
La culture iroquoienne, comme de nombreuses autres cultures tribales à travers le monde, a inspiré ses artistes qui ont confectionné des représentations animalières auxquelles étaient attribués des pouvoirs surnaturels.
Les Iroquois sont en réalité un métagroupe ethnique composé de six nations amérindiennes historiquement réparties sur une région à cheval sur la frontière USA - Canada au sud du lac Ontario et du fleuve Saint Laurent.
Figurine de phoque, Inuit, Alaska
Provenance : collection privée, France
Datation estimée : XIXe - XXe siècle
Dimensions : 1 x 4.9 cm
Les figurines inuit anciennes d’Alaska, sculptées en ivoire de morse et représentant des animaux comme le phoque ou l’otarie, sont de petites œuvres miniatures ne dépassant généralement que quelques centimètres. Ces pièces, réalisées entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, étaient taillées dans l’ivoire de morse pour sa dureté et sa capacité à restituer les détails fins, mais aussi parfois dans l’os de baleine ou le bois de caribou.
Elles illustraient surtout la faune arctique – phoques, otaries, ours ou baleines – et la vie quotidienne des communautés inuit. Au-delà de leur aspect décoratif, ces figurines pouvaient avoir une fonction utilitaire, comme des éléments de harpons ou des boîtes à aiguilles, mais aussi une dimension spirituelle. Beaucoup servaient d’amulettes, censées protéger les chasseurs, assurer le succès de la chasse ou éloigner les mauvais esprits, s’inscrivant parfois dans des rites chamaniques.
Produites notamment par les Thulé et leurs descendants, ces œuvres étaient échangées avec les baleiniers européens et américains.